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La création musicale au Québec

Couverture_creation-musicale-QuebecSous la direction de Jonathan Goldman. Montréal : PUM, 2014.

Avec les textes de : Paul Bazin, Brian Cherney, James Galaty, Nicolas Gilbert, Jonathan Goldman, Michel Gonneville, Brian Harman, Jimmie LeBlanc, François-Hugues Leclair, Jean Lesage, Maxime McKinley, Jean-Jacques Nattiez et Serge Provost.

Le terme « modernisme », déjà courant dans l’étude de la littérature, du cinéma, des arts plastiques et de l’architecture, est de plus en plus employé pour désigner une certaine avant-garde musicale. Au Québec, cette tendance s’observe à partir des années 1950, période d’intense expérimentation, de réflexion et de production de la part des créateurs. 
Ce livre propose un tour d’horizon de la création musicale au Québec depuis cinquante ans avec l’analyse de vingt et une œuvres de seize compositeurs qui défendent, perpétuent ou remettent en question le modernisme. Destiné à des mélomanes avertis ainsi qu’à des interprètes curieux de découvrir un répertoire inouï, ce véritable guide d’écoute est accompagné d’un enregistrement de la plupart des œuvres à l’étude et de leur partition, disponibles sur le site du Centre de musique canadienne.

Avec les œuvres de : Walter Boudreau, Denys Bouliane, José Evangelista, Serge Garant, Michel Gonneville, Denis Gougeon, Jean Lesage, Nicole Lizée, Michel Longtin, Pierre Mercure, Isabelle Panneton, Serge Provost, John Rea, Ana Sokolovic, Gilles Tremblay et Claude Vivier.


 Écrits de compositeurs : Une autorité en questions (XIXe et XXe siècles)

Sous la direction de Michel Duchesneau, Valérie Dufour, Marie-Hélène Benoit-Otis. Paris : Vrin, 2013. Coll. « MusicologieS ».

Les écrits de compositeurs forment des objets très particuliers. Bien sûr, les musiciens ont toujours fait usage de l’écrit; les traités, essais critiques, correspondances ou mémoires ont ainsi jalonné l’histoire de la musique. De Rameau à Messiaen, de Schumann à Debussy, de Berlioz à Boulez, les compositeurs ont contribué à faire du discours sur la musique un moteur essentiel de la vie musicale. Cet ouvrage a pour objectif d’explorer les différentes facettes d’un nouveau rapport à l’écrit aux XIXe et XXe siècles, marqués par la recherche d’un sens musical qui passe par l’idée et sa verbalisation. Considérant les écrits de compositeurs comme un objet de recherche en soi, et non simplement comme une source d’informations sur un compositeur ou sur une œuvre, les études réunies dans ce volume abordent successivement la question de l’autorité du compositeur et ses conditions historiques, les fonctions et enjeux des écrits de compositeurs, les questions liées à l’édition des textes et des analyses de cas. Rassemblés dans l’optique d’une approche critique des écrits de compositeurs, ces textes démontrent que le transfert du sonore à l’écrit (et inversement) est un phénomène complexe et multivalent, dont l’étude méthodique ouvre de nouvelles perspectives quant à son importance au sein même du processus créateur.

Il est possible d’acheter cet ouvrage au bureau de l’OICRM.


Les 100 ans du prix d’Europe : Le soutien de l’État à la musique de Lomer Gouin à la Révolution tranquille

Sous la direction de Mireille Barrière. Avec la collaboration de Claudine Caron et de Fernande Roy. Québec : Les Presses de l’Université Laval, 2012. Coll. « Chaire Fernand-Dumont sur la culture ».

L’année 2011 marquait le centenaire de la création par l’État québécois du prix d’Europe, une bourse de perfectionnement à l’étranger en arts d’interprétation musicale. Cet appui financier accordé par le gouvernement provincial de Lomer Gouin en réponse aux demandes du milieu musical de l’époque constituait une première au Canada en ce qui concerne l’usage de fonds publics pour l’octroi de bourses d’études. La Loi pour favoriser le développement de l’art musical adoptée en 1911 est à l’origine d’une nouvelle forme d’intervention de l’État dans le domaine culturel, laquelle se prolongera par la création de nouvelles bourses d’études à l’étranger dans différents champs culturels et scientifiques à partir des années 1920 et par la création, en 1942, du Conservatoire de musique de la province de Québec, une institution d’enseignement publique unique en Amérique du Nord.

Les auteurs ont évalué l’effet du prix d’Europe dans le domaine musical au Québec, en faisant appel aux regards croisés de la musicologie, de l’histoire, de la sociologie et du droit. La bourse a contribué à la circulation des personnes, des méthodes et des idées en interprétation, en composition et en enseignement. Aujourd’hui, l’inscription des boursiers dépasse le cadre européen. Administré par l’Académie de musique du Québec depuis ses débuts et parfois remis en question, le prix d’Europe a subi l’épreuve du temps avec succès.


Le style de Claude Debussy : Duplication, répétition et dualité dans les stratégies de composition

Le style de Claude Debussy : duplication, répétition et dualité dans les stratégies de composition  Sylveline Bourion. Paris : Vrin, 2011. Coll. « MusicologieS ». Préface de Jean-Jacques Nattiez.

Debussy stratège? C’est le pari que fait cette étude stylistique, centrée sur la duplication, procédé bien spécifique à Debussy, qui consiste à doubler presque systématiquement chaque entité musicale.
Seulement voilà : la duplication, pour évidente qu’elle semble de prime abord, ne se retrouve presque jamais dans sa forme élémentaire sous la plume inventive de ce maître de l’incertain et de l’impair. Debussy a entrevu le tribut qu’une duplication uniforme et systématique imposerait à son discours musical…
Aussi, cette étude suscite chez l’analyste toutes sortes de questions : quelles sont les méthodes qu’emploie Debussy afin de rendre imprévisible le mouvement de ses troupes ? Comment l’identique est-il fusionné au contraste, et le contraste à l’identique, afin que ces deux versants de l’œuvre soient organiquement embrassés ? Quelle place occupe la duplication dans la question plus vaste de la répétition et de la transformation ?
Diverses stratégies de contournement de la cohorte romaine seront examinées, des plus simples, comme les tactiques du canardage ou de l’attaque des réservistes, aux plus complexes : la progression en tapinois, les feux d’alerte ou le combat psychologique.


 Charles Kœchlin, compositeur et humaniste

Sous la direction de Philippe Cathé, Sylvie Douche et Michel Duchesneau, édité par Marie-Hélène Benoit-Otis avec la collaboration de Liouba Bouscant, Jean-Christophe Branger, Aude Caillet, et al. Paris : Vrin, 2010. Coll. « MusicologieS ».

La puissante originalité de l’oeuvre du compositeur français Charles Koechlin (1867-1950) n’est plus à démontrer. Sa musique, toujours plus largement diffusée, témoigne de ses dons de créateur. Mais Koechlin n’était pas seulement musicien : célèbre pour ses ouvrages théoriques, il a déployé une intense activité d’intellectuel dans toutes les sphères de l’esprit, de l’histoire à l’esthétique en passant par la philosophie, la sociologie et même la politique. Esprit indépendant rompu à la rhétorique, critique avisé, amateur d’art, de photographie, de cinéma, Koechlin était un homme sans compromis au savoir d’une richesse étonnante. Ce livre offre aux mélomanes, aux musiciens et aux musicologues, pour la première fois en français, une série d’études approfondies de ses techniques de composition, de son langage musical et de sa pensée esthétique, ainsi que de son rapport à ses contemporains et à la société en général. Au-delà de la découverte des fondements musicaux auxquels obéissent les partitions explorées dans ce volume, les nombreux thèmes abordés permettent de mieux comprendre comment s’articulent chez Koechlin les binômes contrainte et liberté, technique et inspiration, musique et société, pouvoirs et devoirs de l’artiste. Ils permettent aussi de découvrir un homme sensible et profondément attaché à la nature, à la vie et à l’humanité dans ce qu’elles ont de plus beau.

Il est possible d’acheter cet ouvrage au bureau de l’OICRM.


 Musique, art et religion dans l’entre-deux-guerres

Musique, art et religion dans l'entre-deux-guerresSous la direction de Michel Duchesneau et de Sylvain Caron. Lyon : Symétrie, 2009.

Comment s’articulent religion, courants néo et modernité dans la musique et les arts de l’entre-deux-guerres? Cet ouvrage aborde la question complexe de la place qu’occupe la religion dans la pensée, les arts et plus particulièrement la musique de l’entre-deux-guerres – à une époque de profonds bouleversements, où le retrait progressif de l’Église des affaires de l’État et de la société en général n’empêche pas les créateurs de professer leur foi par leur art et de chercher à reconstruire, sous une nouvelle forme, une culture catholique.

Voir le sommaire et les extraits disponibles sur le site Web des éditions Symétrie.

Il est possible d’acheter cet ouvrage au bureau de l’OICRM.


Les Cahiers de la SQRM, vol. 10, n° 1 (décembre 2008) : Les musiques du Québec

Les Cahiers de la SQRM, vol. 10La majorité des textes de la publication font suite à des communications présentées dans le cadre de la Journée d’études québécoises en musique tenue à la Grande Bibliothèque, le 29 septembre 2007. Cet événement a été organisé dans la foulée du regain d’intérêt pour les sujets québécois et canadiens aux études supérieures en musique et des nouvelles publications en études culturelles québécoises.

 

 

 


Charles Kœchlin : Tome 2 « Musique et société »

Charles Kœchlin. Musique et société

Michel Duchesneau. Bruxelles : Mardaga, 2008.

Charles Kœchlin (1867-1950) a marqué la musique française du XXe siècle. L’admirateur de Debussy, l’élève de Fauré, l’ami de Ravel, de Florent Schmitt, d’Albert Roussel, de Roger Ducasse, de Maurice Emmanuel et de Darius Milhaud, le professeur de Francis Poulenc et d’Henry Sauguet est un esprit fin. Marquée du sceau de la liberté, son œuvre personnelle transcende les modes et les clans musicaux. Sa vision de l’art associe humanisme, modernité et technique; elle reflète une riche culture et témoigne d’une connaissance approfondie des beaux-arts, de l’architecture, de la philosophie, des mathématiques, de l’histoire ancienne et contemporaine. Compositeur, pédagogue et penseur, Kœchlin juge avec indépendance les révolutions musicales de son temps. Il réfléchit sur l’esthétique, sur le répertoire et le langage musical moderne, sur le rôle du compositeur et de la musique dans la société, sur les traditions musicales et leur évolution. Tant observateur qu’acteur, il brosse un portrait de la musique française détaillé, nuancé, révélateur des tendances qui ont façonné celle-ci de 1890 à 1950. Ce deuxième volume réunit quarante-deux conférences, articles et inédits du compositeur ainsi que quelques textes d’autres musiciens qui témoignent des échanges publics qu’il eut avec ses contemporains. Ces écrits traitent de la réception de la musique et de son rôle social, de la musique populaire et du public. Ils nous révèlent un musicien sensible et un éminent penseur de la musique.

Michel Duchesneau est professeur agrégé et titulaire d’une chaire en musicologie à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Directeur de l’Observatoire international de la création et des cultures musicales, il consacre une partie de ses travaux à l’histoire de la musique française de la première moitié du XXe siècle.

En couverture : Charles Kœchlin, portrait par Gilberte Dupin (vers 1934).


 Charles Kœchlin : Tome 1 « Esthétique et langage musical »

Charles Kœchlin. Esthétique et langage musical

Michel Duchesneau. Bruxelles : Mardaga, 2006.

Charles Kœchlin (1867-1950) a marqué la musique française du XXe siècle. L’admirateur de Debussy, l’élève de Fauré, l’ami de Ravel, de Florent Schmitt, d’Albert Roussel, de Roger Ducasse, de Maurice Emmanuel et de Darius Milhaud, le professeur de Francis Poulenc et d’Henry Sauguet est un esprit fin. Marquée du sceau de la liberté, son œuvre personnelle transcende les modes et les clans musicaux. Sa vision de l’art associe humanisme, modernité et technique; elle reflète une riche culture et témoigne d’une connaissance approfondie des beaux-arts, de l’architecture, de la philosophie, des mathématiques, de l’histoire ancienne et contemporaine. Compositeur, pédagogue et penseur, Kœchlin juge avec indépendance les révolutions musicales de son temps. Il réfléchit sur l’esthétique, sur le répertoire et le langage musical moderne, sur le rôle du compositeur et de la musique dans la société, sur les traditions musicales et leur évolution. Tant observateur qu’acteur, il brosse un portrait de la musique française détaillé, nuancé, révélateur des tendances qui ont façonné celle-ci de 1890 à 1950. Ce premier volume réunit cinq conférences inédites et vingt-huit articles. Ces écrits traitent des influences musicales (anciennes et modernes), des mouvements et des écoles (Schola, SNM, SMI, Groupe des Six), des nouvelles techniques d’écriture (atonalité, polytonalité, dodécaphonisme, microtonalisme). Ils nous révèlent un musicien sensible et un éminent penseur de la musique.


 Musique et modernité en France (1900-1945)

Musique et modernité en France

Sous la direction de Sylvain Caron, François de Médicis et Michel Duchesneau. Montréal : Les Presses de l’Université de Montréal, 2006.

Dans la première moitié du XXe siècle, les milieux artistiques français foisonnent de réalisations, les artistes se connaissent, se côtoient et mettent en commun une énergie créatrice exceptionnelle. Il n’est donc pas étonnant de constater que les collaborations des musiciens français à des projets collectifs ont rarement été aussi nombreuses et aussi étroites qu’à cette époque. Dans une perspective multidisciplinaire, le présent ouvrage propose une série d’études dans le but d’approfondir un certain nombre de questions entourant les formes et les genres qui naissent à l’époque dans ce climat d’intense activité artistique.

Les études de ce livre témoignent des rapports nouveaux qu’établissent les artistes avec une société en profonde mutation et qui entraînent une redéfinition de la pratique artistique, des liens qu’entretiennent le public et les artistes à l’art, à sa contemplation et sa consommation. Elles accordent une place centrale à la musique et aux liens que celle-ci entretient avec la littérature, la danse, le cinéma et le théâtre. L’ensemble de ces relations et mutations constitue les bases d’une modernité dont les prolongements n’ont de cesse tout au long du siècle et viennent même secouer la postmodernité à l’orée du XXIe siècle.

Au cours de l’année 2005-2006, les membres de l’équipe « musique française » ont travaillé à la préparation de ce livre qui est le fruit des travaux présentés lors du colloque international de l’OICCM de 2004. 

Il est possible d’acheter cet ouvrage au bureau de l’OICRM.


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